> > > Expression des élus

Expression des élus

Les textes publiés dans cette rubrique le sont sous l'entière responsabilité de leurs auteurs.

Groupe majoritaire

Chambéry magazine n°134 : été 2018

La vérité par le chiffre...

En lisant les tribunes des uns et des autres, vous apprenez à coup sûr que nous ne sommes pas d’accord sur le fait que nous ferions mieux que ceux d’avant, ou au contraire moins bien selon celui qui tient la plume ou tape sur le clavier. Et nous entrons dans une période électorale durant laquelle chacun voudra tirer son épingle du jeu. Les invectives vont continuer et sûrement s’amplifier. Nous serons bientôt les pires décideurs au monde et notre action pour Chambéry aura été la plus néfaste…

Peu importe que les journaux nationaux n’aient jamais aussi bien classé Chambéry dans leurs différents palmarès (Top 5 des villes les plus dynamiques de France hors région parisienne pour le Figaro, 2ème ville moyenne où il fait bon étudier pour l’Étudiant, 2ème ville cyclable catégorie ville moyenne pour la fédération des usagers de la bicyclette, 8ème ville moyenne où il fait bon travailler pour l’Express…) certains vous diront toujours que la ville n’est plus attractive…

Peu importe que les observatoires montrent la bonne santé de notre territoire d’agglomération (1637 emplois créés depuis mars 2014 pour l’Agence alpine des Territoires, un taux de chômage plus bas d’1,8 points par rapport au taux national pour Pôle emploi) certains vous diront toujours que notre ville se meurt…

Peu importe que nos rues soient noires de monde lors des grands évènements (Odysséa, Braderie, Fête de la musique, fête des éléphants…) certains vous diront toujours qu’il est impossible d’accéder à Chambéry…

Peu importe le nombre de personnes qui participent à nos consultations citoyennes (3017 participations pour le boulevard de la colonne, 1591 jeunes concertés pour Chambéry connectée jeunes, 66 participants pour l’aménagement de la coulée verte du Covet, 42 participants pour la transformation du square Franchet d’Esperey… ) certains vous diront toujours que nous sommes autoritaires et que nous n’écoutons pas…

Peu importe que nous appliquions le projet pour lequel nous avons été largement élus (à mi-mandat 69% des promesses étaient déjà tenues et 22% étaient en passe de l’être) certains vous dirons toujours que nous ne savons pas où nous allons…

Nous voyons bien où se trouve l’intérêt de ceux qui, au-delà des avancées concrètes, palpables, quantifiées par d’autres que nous, dispensent encore et encore leur aigreur et leurs rumeurs. Mais ne nous trompons pas, leur intérêt est personnel et ce n’est pas Chambéry qui sort gagnant de leur comportement.

Aux invectives nous préférons les faits, aux rumeurs nous répondons par les chiffres, à l’aigreur nous choisissons le dynamisme !

M. Dantin, J. Beaud, B. Perrotton, S. Koska, A. Chassot, F. Bovier-Lapierre, P. Perez, M. Jeandet, P. Bard, A. Turnar, W. Sartori, JC. Davoine, N. Colin-Cocchi, B. Leger, D. Julien, P. Roulet, X. Dullin, D. Bourida, M. Hamadi, C. Dioux, D. Saint-Pierre, MJ. Dussauge, D. Mornand, AM. Bincaz, C. Papegay, C. Legiot, S. Nicolosi, P. Artigues, R. Caffaratti, I. Rousseau, MC. Martin, P. Bretagnolle, L. Vachez, D. Varon, E. Borson.

Groupe minoritaire

Chambéry magazine n°134 : été 2018

Contes de campagne

Le bilan du mandat approche : les tribunes ahurissantes fleurissent.

L’une, dans Chambéry Magazine, transforme la politique municipale en contes de fées. Si l’on comprend bien le propos tenu, le manque d’anticipation et l’aveuglement ont conduit à une impasse que dénoncent les Chambériens : il convient donc de faire marche arrière ! Comment le faire ? Certainement pas en nous replongeant dans les contes de notre enfance !

Plus de trois années d’autosatisfaction hautaine, exemptes d’interrogations, se transforment en protestation d’humilité, de courage à reconnaître ses errements : le ton change ! Mais à quel prix pour Chambéry ?

Nombre de dégâts sont irréversibles. Un minimum de débats et de concertation eût pu éviter bien des erreurs.

L’autre tribune, dans le magazine de la communauté d’agglomération. On y apprend que « nous (la majorité actuelle) avons réalisé en 4 années ce que nos prédécesseurs n’ont jamais fait en 25 ans ».

Que pèsent, notamment, la construction du Phare, celle de l’usine d’incinération, celle de l’usine d’assainissement, La rénovation urbaine des Hauts de Chambéry, les EHPAD des Hauts de Chambéry et de Bissy, les aménagements pour les bus en site propre stoppés en 2014 : des grains de poussière à glisser sous le tapis ?

Autant de réalisations votées à l’unanimité, tous bords politiques confondus. Idem pour les projets actuels, évoqués dans le texte des élus majoritaires de l’agglomération, (piscine, gare, etc.) et qui furent programmés durant le mandat précédent.

Dénigrer, salir le travail eŸffectué par les équipes précédentes est bas et pour le moins peu républicain.

Exemple d’avancée décisive affirmée par l’équipe actuelle : l’introduction des Vélobulles ! Qu ’en pensent - quelle que soit leur utilité – les habitants de l’agglomération, pénalisés quotidiennement par l’abandon non compensé d’un centre unique d’échange des bus ? Du temps perdu, de la fatigue en plus. Qu’en pensent nos anciens du Biollay qui ne conduisent plus et qui ne savent comment se rendre au centre-ville ? Sans doute s’agit-il d’électeurs de peu d’intérêt.

Qui ose produire de tels textes ? Ont-ils vraiment été lus par leurs signataires ? Les échéances électorales se profilent : l’inquiétude saisit nos responsables municipaux.

Un roman feuilleton : le boulevard de la Colonne

Quatre années d ’atermoiements, d’hésitations, de déclarations péremptoires, de décisions contradictoires, de pseudo avant-projets, d’avancées et de reculs, l’émotion des Chambériens, un mouvement citoyen. Il est d’abord décidé que les arbres du boulevard de la colonne étaient malades : abattons-les !

Des étudiants sont alors missionnés pour proposer des esquisses et une consultation en grande pompe aboutit à une décision qui ne sera pas appliquée !

Un mouvement citoyen déterminé se développe : la mairie est saisie d’une brusque sollicitude pour ces malheureux platanes.

Des spécialistes de l’ONF sont appelés à leur chevet : on les garde !

Rue de Boigne, une borne monstrueuse est implantée au milieu de la partie basse puis démontée devant les protestations.

Une piétonnisation suspendue quelques heures après sa mise en œuvre !

Durant ces quatre années les enjeux essentiels de ces aménagements ne sont ni définis, ni débattus :

  • les perspectives urbaines à valeur patrimoniale et leur traitement ;
  • les rapports entre ces aménagements et l’architecture environnante ;
  • les fonctionnalités urbaines à y développer de manière pertinente.

Ces principes d’aménagement auraient dû être posés dès le départ comme base de toute étude.

Quatre ans pour qu’une commande soit enfin passée à un professionnel compétent qui appuiera ses propositions sur une problématique réfléchie : un projet simple, minimaliste, réalisable rapidement en dépit des contraintes budgétaires et proposé la cinquième année du mandat ! Il apportera cette respiration urbaine dont Chambéry a tellement besoin. Ne fallait-il pas commencer par-là ?

Quatre années de gestion erratique du dossier. Aucun débat au sein du Conseil municipal sur cette question, aucun partage des réflexions.

Restera, malheureusement, ce silo à voitures quai Ravet qui va dégrader pour longtemps la magnifique perspective de la rue de Boigne. Le positionnement de l’ancienne Maison Chambre où sera construit ce silo avait été arrêté de manière à ne pas altérer cette perspective : nos prédécesseurs avaient une autre approche du patrimoine urbain.

Les Chambériens n’attendent ni contes de Noël pour 2020, ni concertations à contretemps : seule une authentique ALTERNATIVE CITOYENNE permettra de sortir de l’impasse dans laquelle la majorité actuelle nous a conduits.

B. Laclais, JP. Ruffier, F. Marchand, H. Dupassieux, JB. Cerino, C. Levrot-Virot, G. Fajeau, A. Caprioglio-Hisler, A. Caraco, C. Mourier.