Rendez-vous les 19 et 20 septembre à Chambéry
Une programmation éclectique, en accès libre ou sur réservation
Pendant les deux jours, une programmation éclectique permet de (re)découvrir les patrimoines chambériens : visites, expositions, animations, spectacles, rencontres et découvertes insolites. De nombreux rendez-vous sont accessibles en accès libre, tandis que certaines visites et animations sont proposées sur inscription. Si plusieurs créneaux sont déjà complets, des places restent disponibles pour certains rendez-vous.
Une erreur s'est glissée dans le programme : la rencontre "Nocturne : À la découverte des métiers du musée" a lieu le samedi 19 septembre de 18h à 21h et non le dimanche 20 septembre. Merci pour votre compréhension.
Découvrez le programme
Journées européennes du patrimoine et du matrimoine 2026
Inscriptions aux visites et animations sur réservation
Les inscriptions pour les visites et animations sur réservation sont désormais closes.
Cependant, de nombreux rendez-vous sont proposés en accès libre durant tout le week-end !
Les incontournables de la programmation
Découvrez notre sélection de rendez-vous incontournables des Journées européennes du patrimoine et du matrimoine à Chambéry. Visites, spectacles, ateliers, rencontres… Une sélection pour découvrir le patrimoine chambérien autrement.
Toute la programmation des Journées européennes du patrimoine et du matrimoine
Retrouvez l’ensemble des rendez-vous proposés à Chambéry les 19 et 20 septembre 2026 : visites, expositions, animations, conférences, ateliers et spectacles...
Le saviez-vous ?
Le théâtre Charles Dullin : un patrimoine vivant à découvrir
Le Théâtre Charles Dullin est l'un des monuments emblématiques de Chambéry. Son histoire débute en 1820, lorsque le général-comte Benoît de Boigne finance la construction d'un nouveau théâtre municipal. Inauguré le 28 juillet 1824 sous le nom de Théâtre Royal, il devient rapidement un haut lieu de la vie culturelle chambérienne.
Mais dans la nuit du 12 au 13 février 1864, un violent incendie détruit presque entièrement l'édifice. Seul le remarquable rideau de scène, peint par Luigi Vacca et représentant La Descente d'Orphée aux Enfers, échappe aux flammes. Le théâtre est alors reconstruit entre 1864 et 1866, sur son emplacement d'origine, par les architectes Charles-Bernard Pellegrini puis Joseph-Samuel Revel, dans un style inspiré des théâtres italiens.
Dans les années 1960, il prend le nom de Charles Dullin (1885-1949), célèbre acteur et metteur en scène savoyard. Témoignage de son intérêt patrimonial, le théâtre est inscrit au titre des Monuments historiques en 1984, avant que sa grande salle et son décor ne soient classés en 1986.
Préserver ce patrimoine, c'est aussi le faire vivre. En 2017, le rideau de scène a bénéficié d'une restauration complète. Aujourd'hui, un nouveau projet prévoit la restauration du Grand Salon ainsi que l'amélioration du confort du public, de l'accueil et des conditions de travail des artistes et des équipes, afin de transmettre ce lieu d'exception aux générations futures.
À l'occasion des Journées européennes du patrimoine et du matrimoine, la visite « Entre théâtre et cinéma » vous invite à découvrir les coulisses de ce monument chargé d'histoire. Entre patrimoine et création contemporaine, elle reviendra sur le tournage du ciné-spectacle L'Affaire L.EX.⋅Re de La Cordonnerie et proposera la projection de son making-of.
La Chapelle Vaugelas : un patrimoine réinventé
Construite au XVIIᵉ siècle, la Chapelle Vaugelas témoigne de plusieurs siècles d'histoire chambérienne. Édifiée à partir de 1635 pour les religieuses de la Visitation, elle est consacrée en 1660 avant de connaître de nombreuses transformations au fil des époques.
La Révolution française marque un tournant : les Visitandines sont expulsées en 1793 et la chapelle perd sa vocation religieuse. Au cours des siècles suivants, elle devient successivement grenier, lieu de culte pour le collège des Jésuites, puis aumônerie du lycée Vaugelas. Menacée de disparition lors des transformations urbaines de la fin du XIXᵉ siècle, elle est finalement préservée. Après un incendie en 1936 et plusieurs décennies d'abandon, elle est désacralisée en 1996 et entame une nouvelle vie comme espace culturel.
Aujourd'hui, la Chapelle Vaugelas accueille des expositions d'arts visuels et met en valeur la création contemporaine dans un cadre patrimonial unique. Depuis 2024, elle fait l'objet d'importants travaux de réaménagement : pose d'un parquet, rénovation des panneaux et du mobilier d'exposition, installation d'un nouvel éclairage... En 2026, ces aménagements se poursuivent avec la création d'un espace d'accueil chauffé et de sanitaires, afin d'améliorer les conditions d'accueil des artistes et des visiteurs.
À l'occasion des Journées européennes du patrimoine et du matrimoine, découvrez ce lieu sous un nouveau jour avec l'atelier « La Chapelle en cirque ». Petits et grands pourront s'initier aux arts du cirque tout en explorant ce bâtiment chargé d'histoire, devenu un véritable lieu de création et de rencontre entre patrimoine et culture vivante.
Mérande : quand l'eau façonnait le quartier
Le quartier de Mérande doit une grande partie de son histoire à l'eau. Son nom proviendrait d'ailleurs d'un ancien terme désignant un terrain irrigué, en référence au canal qui traversait autrefois le secteur.
Creusé au XVIᵉ siècle, le canal de Mérande alimentait les moulins et irriguait les terres agricoles. Pendant plusieurs siècles, il a joué un rôle essentiel dans l'économie locale en faisant fonctionner des minoteries, des scieries et de nombreux ateliers d'artisans. Afin d'organiser son entretien et de répartir l'eau entre les différents usagers, un syndicat du canal de Mérande est créé en 1863.
Avec l'arrivée de l'électricité au XXᵉ siècle, les moulins cessent progressivement leur activité et le canal perd sa fonction économique. Aujourd'hui, quelques traces de son parcours subsistent encore dans le paysage, tout comme l'ancien moulin Caffin, dernière minoterie du quartier, qui a poursuivi son activité jusqu'en 1960 avant d'être reconverti en immeuble d'habitation.
À l'occasion des Journées européennes du patrimoine et du matrimoine, le spectacle-déambulation « Les plis des détours » vous invite à redécouvrir ce patrimoine méconnu. Entre architecture, histoire et danse contemporaine, laissez-vous guider dans le quartier de Mérande-Joppet pour porter un nouveau regard sur un territoire façonné par l'eau et l'activité des hommes.
Le Musée des Beaux-Arts : une histoire de collections… et de patrimoine
Le Musée des Beaux-Arts de Chambéry n'a pas toujours occupé son bâtiment actuel. Les premières collections municipales voient le jour dès 1783, dans une salle de l'Hôtel de Ville, avant d'être successivement présentées dans plusieurs lieux de la ville, comme l'église des Antonins, le Collège ou encore le Palais de Justice.
Au XIXᵉ siècle, les généreux dons du baron Hector Garriod, marchand d'art installé à Florence et originaire de Savoie, enrichissent considérablement les collections de peintures italiennes. Une condition accompagne ces donations : la création d'un véritable musée pour les accueillir. Plusieurs projets sont alors envisagés, notamment à l'emplacement de la chapelle Vaugelas ou du marché au bétail, sans jamais voir le jour.
C'est finalement dans une ancienne halle aux grains, construite entre 1839 et 1846 par un architecte piémontais, que le musée trouve sa place. Le bâtiment est transformé pour accueillir les collections : une structure métallique et de grandes verrières zénithales sont ajoutées afin d'offrir des espaces adaptés aux œuvres. En 1889, le rez-de-chaussée accueille les sculptures, le premier étage la bibliothèque et le deuxième étage les peintures. Quant au fronton de l'ancienne halle, il est déplacé sur la nouvelle Grenette, aujourd'hui mairie de quartier Centre-ville.
À l'occasion des Journées européennes du patrimoine et du matrimoine, profitez de votre visite pour découvrir l'exposition « Icônes d'Albanie, trésors du musée national d'Art médiéval de Korça ». Présentée au musée des beaux-arts, elle réunit une cinquantaine d'icônes exceptionnelles du XIVᵉ au XXᵉ siècle et offre un voyage au cœur de l'art religieux orthodoxe des Balkans, tout en mettant en lumière les liens culturels entre Chambéry et l'Albanie.
