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Expression des élus

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Groupe majoritaire

S'opposer pour exister ?

Contre leur démagogie nous préférons notre pédagogie.

Les conseils municipaux sont maintenant une mécanique bien rôdée. Quel que soit le sujet, quel que soit les enjeux, nous savons devoir nous heurter à une opposition de principe. Peu importe les avantages que les projets apportent aux Chambériens, puisqu'ils sont attachés à notre mandat, ce sont des projets qui ne doivent pas avancer.
La chose n'est pas tout à fait vraie remarquez... Des exemples montrent que quand bien même le projet a été initié par leur précédente équipe, ils s'y opposent aujourd'hui. C'est par exemple à Chantemerle où sur le terrain qu'ils avaient décidé d'urbaniser, avec plus de 100 logements sociaux, nous avons adouci le projet avec un habitat intermédiaire, des bâtis moins hauts, mieux intégrés, avec deux fois moins de logements et dont on peut légitimement penser que son dimensionnement est plus conforme à la vie du quartier. Peu leur importe, ils s'opposent aujourd'hui.
Faubourg Nézin, là encore, le projet d'urbanisme a été lancé bien avant 2014, et ce dès 2004. Ils ont mené depuis toutes les enquêtes publiques dans lesquelles la fermeture du passage à niveau était déjà la condition sine qua non du projet d'urbanisme. Nous nous positionnons ici dans la nécessaire continuité de l'action publique. Seule différence, ici comme ailleurs, il souhaitait construire une passerelle à vélos qui interrompait le trafic international des trains le temps de son installation et coûtait un prix exorbitant. Nous choisirons une solution moins onéreuse, plus raisonnable. Mais pour la fermeture du passage à niveau, peu importe, ils s'y opposent aujourd'hui.
Enfin, la précédente municipalité avait elle-même fermé une école, l'école de la Croix-Rouge parce que celle-ci avait connu une baisse d'effectifs et une fermeture de classe. Non seulement Pablo Neruda est dans la même situation de baisse d'effectifs, de fermeture de classe, mais en plus, le bâtiment n'est en lui-même pas adapté à l'accueil dans de bonnes conditions des enfants... Peu importe, ils s'opposent.
Incohérence, politique politicienne, démagogie, les Chambériens jugeront.

Une critique rarement sur le fond, toujours sur la forme... ?

Nous ne concerterions pas...
En deux ans, toute instance confondue, nous avons déjà associé directement plus de 3000 Chambériens. Sur le seul projet de mobilité ce sont 75 réunions différentes de concertation qui se sont tenues. Mais la concertation, ce n'est pas dire oui à tout, ce n'est pas fléchir à quelques intérêts particuliers. De la concertation doit émaner l'intérêt général. Un collectif de quelquesuns, trois mots sur une banderole n'ont jamais fait l'intérêt général. Et c'est cet intérêt général que nous, élus de la majorité Chambérienne, nous devons défendre.
Ce n'est pas de l'obstination, c'est de la responsabilité.

Il n'y aurait pas de débat...
Nous laissons juge les Chambériens qui sont dorénavant plusieurs centaines à regarder les conseils municipaux, juger des débats. Ils y verront des prises de parole longues et répétées de l'opposition et les réponses que nous apportons. Là encore, débattre ce n'est pas être obligatoirement d'accord avec leur position. Oui nous gérons la ville autrement qu'ils le feraient et nous pensons même avoir été élus pour cela !

Il y aurait de l'opacité...
Là encore il leur faudrait bien peu de mémoire pour ne pas se rendre compte de la différence qu'il y a entre leur ancienne manière d'agir et celle que nous avons mise en place. Si, pendant des années, ils ont cultivé le secret, il est aujourd'hui nécessaire qu'ils sortent de ce schéma mental pour se rendre compte du nombre de documents que nous rendons publics, que nous transmettons sur leur demande ou d'initiative à l'opposition, sur les présentations que nous leur faisons des projets en commission quand ils y participent.

Nous ne nous enfermerons pas dans cette opposition purement politicienne et continuerons sur notre lancée : celle de l'ambition, celle des projets, celle de l'amélioration des conditions de vie à Chambéry, celle de Chambéry qui vit enfin la modernité. C'est ce que mérite Chambéry.

M. DANTIN, J. BEAUD, B. PERROTTON, S. KOSKA, A. CHASSOT, F. BOVIER-LAPIERRE, P. PEREZ, M. JEANDET, P. BARD, A. TURNAR, W. SARTORI, JC. DAVOINE, N. COLIN-COCCHI, B. LEGER, D. JULIEN, P. ROULET, X. DULLIN, D. BOURIDA, M. HAMADI, C. DIOUX, D. SAINT-PIERRE, MJ. DUSSAUGE, D. MORNAND, AM. BINCAZ, C. PAPEGAY, C. LEGIOT, S. NICOLOSI, P. ARTIGUES, R. CAFFARATTI, I. ROUSSEAU, MC. MARTIN, P. BRETAGNOLLE, L. VACHEZ, D. VARON, E. BORSON.

Groupe minoritaire

La municipalité brade le patrimoine des Chambériens

Des messages contradictoires sur les finances

Depuis deux ans, le Maire justifie chaque prise de décision par un contexte financier difficile. C'est vrai de toutes les collectivités territoriales et personne ne peut nier que des efforts doivent être faits à tous les niveaux. Pourtant, dans ce contexte, la municipalité a hérité d'un patrimoine foncier et immobilier qui lui permet, aujourd'hui, de réaliser des projets. Oui, mais quels projets? Les Chambériens sont attachés, depuis des décennies, à une qualité de vie et de services continuellement améliorée, quelles que soient les alternances démocratiques. Or, depuis deux ans, tout n'est que rupture et notre ville se dégrade.
La contradiction est totale quand la municipalité cède ce qui fonctionne bien, qui rapporte des recettes utiles et dispense aux habitants un service public de qualité. Prélever, en 2015, 5.2 millions d'impôts supplémentaires (36 millions sur le mandat) puis, baisser la dette de 11 millions sur 2 ans - sans faire d'investissements publics nouveaux - est particulièrement injuste. Surtout quand il s'agit de prendre 90 euros à chaque foyer, quels que soient ses revenus, et d'afficher un excédent budgétaire de 2,5 millions.
Il faut rendre aux Chambériens ce qui a été prélevé en trop ! Rétablir cet abattement général à la base de 90 €, redonner les 2,7 millions d'€ au monde associatif, discuter d'une Programmation Pluriannuelle d'Investissements au Conseil municipal et arrêter la politique de délégations des biens communs.

Pour quelles raisons le Maire a-t-il décidé de transformer la régie publique des pompes funèbres et celle du crématorium en une société d'économie mixte à capitaux publics et privés ?

Pour pouvoir exercer l'activité lucrative de la marbrerie - selon ses propres termes - et élargir le champ d'intervention des pompes funèbres. Or, ce qui fait la force du service actuel, c'est l'accompagnement des familles (63% choisissent les pompes funèbres municipales) par des professionnels compétents qui, à tous les niveaux d'intervention, incarnent les valeurs d'un service public soucieux à la fois d'une gestion rigoureuse pour la collectivité et d'un service de qualité rendu à moindre coût aux familles, sans recherche du profit. Car enfin, est-ce aux collectivités territoriales de venir sur le champ commercial dans un domaine aussi sensible que la mort ? On nous explique que seuls les Chambériens paient, aujourd'hui, pour tous ceux qui utilisent ces services alors qu'il s'agit de budgets annexes financés par les recettes tarifaires, très excédentaires. Tout cela n'est pas sérieux.

Céder le stationnement public pour 30 ans, c'est geler l'avenir

Décidée à abandonner tout le stationnement de surface ainsi que les parkings en enclos à un opérateur privé, la municipalité se prive de ressources importantes (environ 2 à 2.5 millions par an). Le tout pour construire deux énormes silos à voitures au pont des amours et à la Cassine qui coûteront 17 millions. Au-delà de ces choix, à courte vue, nous déplorons ce gel de l'espace public (pendant 30 ans pour les enclos) qui bloque toute éventuelle politique urbaine sur ce foncier et pérennise le parking de l'Europe devant le Carré Curial. La réflexion urbaine est complètement absente de cette vision étroite, et comptable. La question du stationnement est importante pour penser une ville attractive et apaisée. Les exemples de la place de Genève et de la rue de Maistre sont éloquents et montrent ce que peut être une politique économiquement efficace et qualitative. Regardons également la place du Palais de Justice et rappelons-nous que ce fut un parking de surface, autrefois. Ce retour à des conceptions urbaines figées, des années 1980, nous inquiète.

Ne bradons pas la SAIEM et Chambéry Alpes Habitat !

Après avoir clamé par monts et par vaux que la ville était ruinée, la municipalité nous indique qu'elle va vendre 2/3 de ses actions de la SAIEM (bailleur social) à l'agglomération pour la modique somme de 20,72 € l'action (près de 3 millions) alors que la valeur réelle du marché est de 138 € (environ 19 millions !).
C'est à n'y rien comprendre. Perdre jusqu'à 16 millions, c'est annuler 3 années de l'augmentation des impôts votée en 2015.
C'est se priver de revenir, par exemple, à un niveau d'investissement ambitieux pour l'entretien des écoles à 1 M€/an tel qu'il était entre 2008 et 2014, alors qu'il n'a été que de 270 000 € en 2015 !

Trop d'impôts prélevés, peu d'investissements autres que ceux lancés avant 2014, un nouveau plan de déplacements urbains qui avance dans le conflit car sans véritable concertation avec les riverains et sans vision de la qualité urbaine et architecturale de la ville, pas de recours à l'emprunt en 2015 alors que les taux n'ont jamais été aussi bas et qu'il faudra emprunter à nouveau plus tard, quand ils seront remontés, une liquidation systématique du patrimoine immobilier constitué depuis de nombreuses années par les différentes équipes municipales : voilà un premier bilan du Maire et de son équipe après deux ans aux affaires.

B. LACLAIS, JP. RUFFIER, F. MARCHAND, H. DUPASSIEUX, E. LIVERNOIS, JB. CERINO, C. LEVROT-VIROT, G. FAJEAU, A. CAPRIOGLIO-HISLER, A. CARACO.