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Expression des élus

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Groupe majoritaire

Chambéry magazine n°128 : hiver 2016

Bien gérer nos dépenses pour agir au service de Chambéry et de ses habitants

En dépit des contraintes financières, nous gardons le cap et agissons ! Nous remettons notre ville en mouvement avec des projets qui correspondent à nos engagements de campagne : faire de Chambéry une ville plus paisible et plus sûre (création du centre de supervision urbain, augmentation du nombre de caméras et des eŒectifs de la police municipale,…), soutenir tous les chambériens (augmentation des places de crèches, création d’un pôle Alzheimer unique en France,…). Chambéry retrouve aussi son dynamisme avec des animations (un grand marché de noël, fête des éléphants, …) et de nouveaux services au public (nouveaux site Internet, portail famille,…). Le projet Territoire Mobile contribue également au mieux vivre à Chambéry par la mise en place d’une offŒre de transport en commun renforcée et optimisée, dont le nombre d’abonnés a fortement augmenté. La circulation chambérienne est par ailleurs en voie d’apaisement.
En somme, nous portons des projets utiles, empreints de réalisme, bien éloignés de la caricature politicienne faite par l’opposition.

Une pression « financière » de l’Etat sans précédent pesant sur notre ville : augmentation des dépenses causée par l’état et réduction drastique des dotations.
En 2015, le prélèvement par l’Etat au titre du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) sur le budget la ville a été de 498 349 euros. Notre contribution à hauteur de 767 484 euros, soit une hausse de plus de 50 % du prélèvement fait par l’Etat.
Par ailleurs, si la situation financière de notre ville est toujours très contrainte en 2016, c’est également du fait de la nouvelle baisse des dotations de l’Etat, à hauteur de -2.4 millions d’euros en 2016. 2017 poursuivra dans cette lignée, où elles baisseront encore de 2 millions d’euros. En cumulé, c’est une véritable chute des dotations de l’état, évaluée à une perte de 33 millions d’euros entre 2014 et 2020.

Une bonne gestion des finances permettant néanmoins la réalisation de projets utiles, réalistes au service des chambériens.
Notre équipe gère depuis 2014 les deniers publics avec sérieux et pragmatisme, afin de mettre en oeuvre les engagements pris lors de la campagne municipale.
La bonne gestion de notre équipe, et ce malgré une baisse des dotations sans précédent, nous permet de réaliser des projets indispensables aux chambériens. Un exemple, la réhabilitation des écoles, délaissées pendant des années par la municipalité sortante. Inutile de revenir une nouvelle fois sur l’état de délabrement dans lequel avaient été laissées les écoles à notre arrivée, les parents chambériens le connaissent malheureusement bien. Comme nous nous y étions engagés, des travaux de rénovation ont été entrepris tout au long de l’année 2016 dans les écoles maternelles et élémentaires pour permettre aux enfants d’apprendre et de s’épanouir dans des conditions décentes.

Nous avons par ailleurs choisi de mettre l’accent sur le numérique, parce qu’il est une composante fondamentale du monde dans lequel nous vivons. Ce n’est ni une thématique « de mode », ni accessoire, mais qui permet au contraire aux enfants de devenir autonomes, d’apprendre tout au long de la vie et parfois de sortir de situations d’échec. Il est essentiel de permettre à tous d’être formés à l’heure où 90% des métiers nécessitent des compétences en numérique. A ce sujet, rien n’avait été fait depuis 2007, les enfants devaient composer avec du matériel encore à l’aire de la disquette et une connexion internet quasi inexistante. Nous avons choisi de réaliser un plan numérique pour les écoles sur 6 ans, pour lequel 130 000 euros par an sont budgétés afin d’équiper toutes les écoles maternelles et élémentaires de câblage et d’équipement.
La mise en place des ateliers périscolaires fut également un succès. Ces ateliers visent à faire découvrir aux enfants des activités qu’ils pourront pratiquer ensuite dans d’autres cadres comme les Ateliers théâtre, les initiations au chant ou à la danse. Même si ces ateliers ont eu un coût financier élevé pour notre collectivité, nous n’avons pas renoncé à permettre aux enfants de s’ouvrir sur le monde.

Si la contrainte financière est réelle, elle n’entame en rien la mise en oeuvre de nos projets, bien loin des gesticulations politiciennes du groupe minoritaire.

M. Dantin, J. Beaud, B. Perrotton, S. Koska, A. Chassot, F. Bovier-Lapierre, P. Perez, M. Jeandet, P. Bard, A. Turnar, W. Sartori, JC. Davoine, N. Colin-Cocchi, B. Leger, D. Julien, P. Roulet, X. Dullin, D. Bourida, M. Hamadi, C. Dioux, D. Saint-Pierre, MJ. Dussauge, D. Mornand, AM. Bincaz, C. Papegay, C. Legiot, S. Nicolosi, P. Artigues, R. Caˆaratti, I. Rousseau, MC. Martin, P. Bretagnolle, L. Vachez, D. Varon, E. Borson.

Groupe minoritaire

Chambéry magazine n°128 : hiver 2016

Deux conceptions de l’avenir du centre-ville se confrontent au Conseil municipal

Après le mauvais coup porté à la vitalité du centre-ville par le nouveau plan de circulation et le nouveau réseau de bus, notre ville doit relever trois principaux défis :

1) O‘ffrir un service de bus de qualité pour que les usagers l’utilisent :

La suppression du centre unique d’échange des bus pose de réels problèmes pour les correspondances, l’attractivité et l’accessibilité du réseau de bus pour tous, particulièrement pour les personnes à mobilité réduite. Perturbés par l’éclatement du pôle de correspondances, une bonne partie des usagers renoncent à venir au centre.
La « première vague d’ajustements » effectués depuis début novembre n’apporte, hélas, aucune solution à des problèmes structurels mal évalués : les problématiques de déplacements et de dynamique commerciale ne sont pas, à Chambéry, celles des grandes villes… Avec une pétition d’habitants ayant recueilli plus de 7 000 signatures, il fallait une vraie concertation en amont qui nous aurait dispensés d’une action en justice que nous avons été obligés d’engager pour tenter d’arrêter le massacre !
Par ailleurs, la suppression, ou la forte réduction, des lignes de proximité (Biollay, Chantemerle ou des Châtaigniers…) répond à des objectifs d’économies au détriment du service dû aux personnes âgées, scolaires et habitants des quartiers où l’on constate, en parallèle, la fermeture progressive de services publics (écoles, mairies, bureaux de Poste…).

2) Agir pour que la future gare soit un outil dynamique pour notre territoire :

Une gare urbaine est une chance au vu des milliers d’usagers quotidiens. Pour plus d’efficacité, il est essentiel d’avoir un point de convergence des trains, des bus, des cars, des taxis, une Vélostation et un espace de dépose-minute…
L’éclatement d’un centre d’échange unique des bus en 4 arrêts de bus distants supprime la connexion de 3 d’entr’eux avec la gare et aŒffaiblit la multimodalité de la gare nouvelle !
Les décisions prises ont déjà aŒffaibli l’impact que la nouvelle gare aurait pu, et dû, avoir au bénéfice du centre-ville.
Or, si une nouvelle gare, c’est bien ; une nouvelle gare à laquelle sont données des chances maximales de valorisation de la centralité chambérienne, c’est mieux ! 

3) Bâtir une stratégie urbaine de renforcement du centre-ville :

Un centre-ville intéresse tous les quartiers d’une ville. Origine de la ville, façonné par les siècles, un coeur ancien mérite beaucoup de soin car c’est un lieu fort pour l’identité d’une cité et son attractivité. C’est d’autant plus vrai au centre de Chambéry où 400 m seulement séparent la Colline de Lémenc de la butte du Château des Ducs.
Comment avoir vidé le boulevard de la Colonne sans avoir, au préalable, défini par un travail de fond et concerté un nouvel usage urbain pour cet espace central ?
Fâchés avec une vraie concertation citoyenne sur les sujets importants (c’est-à-dire plus essentiels que la forme ou les couleurs de bancs futurs…), les élus chambériens semblent allergiques à la conduite d’études préalables approfondies… Le boulevard de la Colonne donne, depuis un trimestre, une impression d’abandon sans qu’aucune perspective ne soit proposée aux Chambériens.
C’est grave et désinvolte de mettre en danger - faute de travail en amont - les activités économiques, la qualité urbaine et le cadre de vie des habitants avec comme seule réponse aux inquiétudes : « on essaie ; on ajuste » …
Même pauvreté de réflexion pour l’aménagement des Portes de Mérande alors qu’il y a la place, entre le quai Charles Ravet et l’avenue Desfrançois, pour une opération plurifonctionnelle offŒrant au centre-ville proche un supplément d’attractivité - y compris en traitant les nuisances ferroviaires - avec un projet combinant cheminements piétons et cyclables, stationnements et un véritable programme de logements, favorisant la venue des chalands dont le centre proche a bien besoin.
N’est-on pas sur le point de manquer une autre opportunité, encore plus majeure celle-là, de renforcer le centre-ville avec l’aménagement de la Cassine ? Après avoir aperçu une première esquisse lors des réunions publiques du Maire, on peut le redouter. En eŒffet, le projet a tout l’aspect d’une opération urbaine d’importance, mais greŒée sur la VRU et donc tournant le dos au centre-ville. La confirmation de ce choix serait dramatique à proportion de la chance gâchée qu’il représente…
Après l’entêtement de la majorité à imposer, sans débat, son « plan de circulation » des bus, ce sont deux conceptions de l’avenir du centre-ville qui se confrontent ainsi au Conseil municipal.

Face aux difficultés du quotidien pour les déplacements de nos concitoyens, il faut recréer un centre unique d’échange des bus et rétablir les dessertes supprimées, à tort, au détriment des usagers.

B. Laclais, JP. Ruffier, F. Marchand, H. Dupassieux, JB. Cerino, C. Levrot-Virot, G. Fajeau, A. Caprioglio-Hisler, A. Caraco, C. Mourier.