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Expression des élus

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Groupe majoritaire

Chambéry magazine n°129 : printemps 2017

Faire de Chambéry une ville où il fait toujours bon vivre & respirer

 La ville de Chambéry et son agglomération ont traversé successivement deux forts épisodes de pollution de l’air aux particules fines (PM2.5 et PM10), durant les mois de décembre et janvier derniers. S’ils ne sont pas nouveaux, la ville est, sous notre impulsion, plus engagée que jamais dans la lutte contre ces phénomènes malheureusement récurrents. Loin de ceux qui s’agitent, mais qui étaient restés bien immobiles en leur temps, nous nous sommes engagés dès le début de notre mandat sur ces questions. Car il s’agit bien là d’un enjeu de santé publique, mais il en va aussi de la qualité de vie de notre territoire, et de son attractivité.

 Agir pour préserver notre air : Chambéry fer de lance de la mobilisation

Au-delà des actions menées quotidiennement dans le cadre du Plan Climat Air Energie de la ville, adopté en juillet 2015 au niveau de l’agglomération sous l’impulsion d’Alois Chassot, adjoint en charge du développement durable, un certain nombre de mesures pour préserver notre qualité de l’air ont été mises en œuvre.

A chaque épisode de pollution atmosphérique, et ce sur la base de rapports de l’ADEME évoquant une amélioration de la qualité de l’air à proximité immédiate des voies urbaines, notre maire, Michel Dantin, a pris un arrêté réduisant la vitesse de circulation de 20km/h sur les voiries communales, associé à des contrôles radars sans verbalisation et une opération de sensibilisation des contrevenants. Historiquement engagé dans le combat contre la pollution de l’air, Michel Dantin, a participé à créer, en étant son premier président, le réseau de mesure de qualité de l’air des deux Savoie. Lors de la prise des arrêtés en décembre et janvier dernier, les maires de l’agglomération ont été invités à faire de même. Cette sollicitation a été suivie par un certain nombre de communes.

Par ailleurs, en partenariat avec ATMO Air Rhône- Alpes, plusieurs campagnes de sensibilisation aux gestes à adopter en cas de pic de pollution et d’information concernant le chauffage au bois dans de mauvaises conditions ont été mises en place, tant via les canaux traditionnels d’information (affiches, tracs, panneaux à message lumineux) que les canaux digitaux (sites internet et réseaux sociaux de la ville).

 Des politiques volontaristes de long terme : un engagement en faveur des mobilités durables

Ces actions ponctuelles d’urgence, si elles sont nécessaires, ne sauraient être efficaces sans la mise en place de politiques de long terme. En matière de développement durable, et parce que notre exigence est toujours d’assurer aux Chambériens un mieux vivre dans leur ville, nous n’avons pas attendu ces pics de pollution pour agir.

Un de nos premiers engagements en la matière a été de mettre sur pied un nouveau plan de circulation, et un réseau de transports en commun à la hauteur d’une ville et d’une agglomération telle que Chambéry. Ce projet répondait à l’objectif de favoriser le report modal sur des moyens de transports moins polluants, de retirer de la ville les 30% de voitures qui ne font qu’y passer sans jamais s’y arrêter, regagner en fluidité, en lisibilité et en rapidité, en optimisant et en augmentant l’offre de transports publics. Si certains ajustements sont encore à réaliser, le succès du nouveau réseau de transport est bel et bien là, avec une augmentation de 7% de la fréquentation. Nous nous sommes également engagés en faveur des mobilités douces, avec le développement des voies cyclables chambériennes. Fin 2017, la première tranche des aménagements pour traverser Chambéry en vélo, de manière enfin sécurisée, sera réalisée entre le Palais de Justice et le carrefour de la Libération.

Une vraie politique d’achat de véhicules propres pour décarboniser et apaiser le centre-ville

D’autre part, la Ville investit depuis le début de notre mandat dans une flotte de véhicules électriques et des bornes de recharge grand public.

Les bornes seront installées sur le domaine public fin 2017. La flotte de véhicules propres, désormais composée de onze véhicules électriques, sera destinée à des activités nécessitant de nombreux arrêts et redémarrages, et à des trajets courts. En complément des huit mini utilitaires destinés aux employés de voirie et des espaces verts, nous avons souhaité doter les personnels administratifs de deux Zoé et un Kangoo pour une utilisation lors de leurs trajets courts. Nous menons ainsi, depuis 2014, une vraie politique d’achat de véhicules électriques, avec l’objectif de disposer d’une trentaine de véhicules de ce type en 2020. Cela constitue véritablement une nouvelle étape dans la modernisation de la ville. L’achat de ces véhicules moins polluants et particulièrement silencieux s’inscrit en effet dans notre volonté de décarboniser et d’apaiser le centre-ville.

Enfin, il convient d’ajouter que nous travaillons de concert avec l’Agglomération et la Préfecture à la mise en place de mesures complémentaires, dans le cadre du Plan Local pour la Qualité de l’Air, adopté le 28 mai 2015. Bien conscients de la problématique du chauffage au bois, une réflexion est notamment en cours sur la mise en place du Fonds Air Bois à l’échelle de l’agglomération.

 Afin de progresser sur ce sujet fondamental, nous avons tous un rôle à jouer dans ce combat contre la pollution atmosphérique, et faire de Chambéry une ville plus agréable à vivre. Nous savons pouvoir compter sur chacun de vous pour faire de Chambéry une ville où il fait toujours bon respirer.

M. Dantin, J. Beaud, B. Perrotton, S. Koska, A. Chassot, F. Bovier-Lapierre, P. Perez, M. Jeandet, P. Bard, A. Turnar, W. Sartori, JC. Davoine, N. Colin-Cocchi, B. Leger, D. Julien, P. Roulet, X. Dullin, D. Bourida, M. Hamadi, C. Dioux, D. Saint-Pierre, MJ. Dussauge, D. Mornand, AM. Bincaz, C. Papegay, C. Legiot, S. Nicolosi, P. Artigues, R. Caˆaratti, I. Rousseau, MC. Martin, P. Bretagnolle, L. Vachez, D. Varon, E. Borson.

Groupe minoritaire

Chambéry magazine n°129 : printemps 2017

Des coups de com’ mais pas de projet urbain global et positif pour notre ville : quelques exemples !

 Après avoir lancé un projet de refonte qualifié de « révolutionnaire » du plan de circulation de notre commune, ainsi que de son réseau de bus, la municipalité s’évertue à nier les difficultés et s’entête, quitte à tordre la réalité.

Voilà maintenant plus d’un an que nous contestons les choix faits, que nous affirmons qu’il faut recréer un centre unique des bus permettant la convergence des lignes de bus et offrant la possibilité de correspondances simples et accessibles.

 Dans ce contexte, difficile pour nos concitoyens, l’annonce faite par le Maire de Chambéry, lors des cérémonies de voeux, à propos de l’augmentation supposée de 7 % en 4 mois de la fréquentation sur le réseau de bus, nous interroge grandement.

 Après avoir déclaré qu’il faudrait au moins une année, voire plus, pour évaluer l’impact du nouveau réseau de bus sur la fréquentation, la Vice-Présidente aux transports et le Maire communiquaient, en novembre, sur une augmentation de 37 % qui, en fait, ne concernait que les abonnements mensuels de septembre… Or, ces derniers représentent moins de 6 % des voyages sur le réseau ! L’augmentation à fin octobre n’était plus que de 18 %, représentant ainsi moins de 1 % des voyages. Fin octobre, l’évolution des abonnements annuels, qui concernent 75 % des voyages, étaient stables. Les données de novembre, qui devaient être connues, n’ont pas été communiquées en commission. Etait-ce parce que le résultat n’était pas convaincant ? La communication de la mairie repose sur des données approximatives et peu convaincantes, surtout lorsqu’un très fort mécontentement de la part des usagers est constaté.

Autre exemple : dans un article du Dauphiné Libéré daté du 21 janvier 2017, l’Adjointe en charge accuse l’ancienne équipe municipale « de n’avoir rien fait dans les écoles depuis des années et de les avoir laissées à l’abandon ». Or, les chiffres sont incontestables ; ils ont même été présentés en Conseil municipal et n’ont pas été démentis. De 2008 à 2014, soit en 7 ans, la ville a investi 7,3 millions d’€ soit plus d’1 million d’€/an pour les écoles. En 2015 et 2016, la Municipalité qui affirme régulièrement que l’entretien des écoles est sa priorité en investissant 500 000 €/an, n’a même pas tenu cet engagement sur ces deux dernières années. Qui croire ?

 Enfermée dans une analyse obsessionnellement comptable, la Municipalité cherche de l’argent « rapidement utilisable » sans avoir de projet d’ensemble cohérent. Et c’est ainsi qu’elle s’engage dans la délégation de plusieurs parcs de stationnements publics pour une durée de 30 ans.

 Les parkings en enclos (quai Roissard, place de l’Europe à partir du 27 février 2017, le parking de la Cassine, les parkings de Verdun et de Barbot, bientôt), ainsi que les 3 parkings municipaux (Château, Hôtel de ville, Falaise), vont être bientôt attribués à un délégataire privé pour 30 ans ! L’ensemble du stationnement de surface chambérien subira le même sort pour une durée de 7 ans.

 Objectifs ? Financer les deux futurs parkings en silo prévus à la Cassine et quai Ravet avec l’argent retiré de la délégation de service public (DSP). Pourquoi se séparer de biens qui rapportent régulièrement et durablement de l’argent à la commune? Bel exemple de gestion à courte vue pour profiter d’effet d’aubaine immédiat au détriment des intérêts dans le temps des Chambériennes et des Chambériens.

Comment se feront les négociations avec le délégataire une fois qu’il sera en position de force avec tous les parcs en enclos, les trois parcs municipaux en infrastructure et le parking de surface ?

 Soulignons aussi la fermeture programmée de 3 bureaux de poste de proximité par la direction de la poste (Biollay, Les Combes et Curial), avec l’accord de la municipalité, qui va encore aggraver le problème des déplacements, notamment des personnes à mobilité réduite et fragiliser le tissu commercial des quartiers concernés.

Enfin l’agence communale de Bissy, créée en 2007 par la ville sur la demande du conseil de quartier va être également fermée sur décision municipale sans concertation avec les habitants.

 Au-delà de ces exemples que nous pourrions encore compléter, s’affirme une illisibilité de la politique municipale, variable au gré du temps et des ajustements forcés par les erreurs commises… Le dossier du boulevard de la Colonne, sacrifié sur l’autel de l’improvisation des plans de circulation et de bus, en est un bel exemple.

Abandonner puis dénaturer cet espace en le traversant par une nouvelle voirie, faute d’avoir anticipé la protection de la dynamique économique et urbaine de l’hypercentre, est l’aveu d’un manque de vision à long terme pour notre ville et son agglomération.

B. Laclais, JP. Ruffier, F. Marchand, H. Dupassieux, JB. Cerino, C. Levrot-Virot, G. Fajeau, A. Caprioglio-Hisler, A. Caraco, C. Mourier.