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Expression des élus

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Groupe majoritaire

Chambéry magazine n°131 : automne  2017

 

Jamais l’été n’avait été aussi animé à Chambéry. Lancé de la plus belle des manières avec une fête de la musique à la programmation riche et qui a rassemblé

un grand nombre de personnes, il a été ponctué d’une série d’évènements qui ont donné à notre ville un nouveau visage tant pour ses habitants que pour ses touristes…

Cette série d’événements artistiques, sportifs ou festifs de qualité ont permis de faire de Chambéry une ville en fête tout au long de l’été.

Des évènements musicaux avec notamment un été show et entre autres les podiums RTL2 et Fun radio qui ont fait venir des artistes internationaux et qui ont permis aux Chambériennes et Chambériens de profiter gratuitement de concerts d’artistes de renommée alors que certains n’ont pas les moyens de s’offrir de tels spectacles en temps ordinaire. Rendre la culture accessible à tous reste une de nos préoccupations majeures.

Une autre pause musicale, les siestes du Verney, concerts en plein-air se déroulant pendant la pause déjeuner, permettent à chacun dès la douceur printanière retrouvée, de profiter du cadre du parc tout en se laissant bercer par des musiques variées jouées par des artistes locaux. Une belle initiative devenue pérenne face au succès qu’elle rencontre chaque année.

Le Festival Lafi Bala a quant à lui rythmé les soirées chambériennes aux sonorités africaines. Organisé dans le cadre du partenariat de la ville avec celle de  

Ouahigouya, cet évènement qui a acquis une notoriété certaine a permis de rappeler l’attachement de Chambéry à la promotion des musiques et des cultures du monde. Le prochain rendez-vous est fixé en 2019.

La fête des éléphants, soirée consacrée aux arts visuels et aux musiques contemporaines, a été une nouvelle fois l’occasion de rassembler les chambériens de plusieurs générations autour de la célébration de la fontaine et de son emblème, l’éléphant. Petits et grands ont pu profiter de magnifiques mappings qui ont su révéler toute la beauté de notre patrimoine historique

L’arrivée du Tour de France, évènement sportif majeur, restera longtemps gravée dans les annales de cette compétition et dans la mémoire des Chambériens. Cette arrivée d’étape a été la plus regardée du tour avec plus de 7 millions de téléspectateurs et a ainsi offert une visibilité à la ville jamais atteinte auparavant.

Cet été a également été marqué par la célébration des 50 ans de l’un des quartiers les plus emblématiques de la ville, celui des Hauts-de-Chambéry. Après de nombreuses animations s’étant déroulées depuis mars, cet anniversaire a été ponctué par le magnifique lancement d’un feu d’artifice du haut d’une de ses tours les plus mythiques.

Au-delà de ces rendez-vous ponctuels qui ont rythmé l’été des Chambériens et des touristes, c’est la ville toute entière qui est devenue une invitation à la détente avec “Chambéry plage”. La présence de transats en tous points du centre-ville invitant les passants à s’y arrêter et à y flâner et la mise en place d’une mini-plage de sable au bas du Château sont le résultat d’une initiative commune de la ville et des commerçants. Son succès témoigne de l’importance et de la nécessité d’un travail partenarial.

Tous ces évènements ont permis de rassembler les Chambériennes et les Chambériens de tout âge, de tous horizons, de célébrer notre ville, ses habitants et ses quartiers, mais surtout de créer des opportunités d’échange et de partage.

Ces évènements ont également permis à la Ville de bénéficier d’un véritable renouveau touristique et de faire de Chambéry une ville vivante en hiver comme en été. A titre d’exemple, le taux de remplissage des hôtels a augmenté de 11% entre l’été 2016 et celui de 2017.

Le nombre important d’évènements tout autant que leur fréquentation massive témoignent du dynamisme chambérien retrouvé pour lequel nous travaillons chaque jour.

La tenue de ces évènements et leur rayonnement sont le résultat d’une vision claire et globale portée par notre équipe depuis trois ans.

La rentrée, si elle marque la fin de la saison estivale, ne marque pas la fin de nos efforts pour continuer de faire de Chambéry une ville animée, dynamique, et attentive à tous.

 

 

 

M. Dantin, J. Beaud, B. Perrotton, S. Koska, A. Chassot, F. Bovier-Lapierre, P. Perez, M. Jeandet, P. Bard, A. Turnar, W. Sartori, JC. Davoine, N. Colin-Cocchi, B. Leger, D. Julien, P. Roulet, X. Dullin, D. Bourida, M. Hamadi, C. Dioux, D. Saint-Pierre, MJ. Dussauge, D. Mornand, AM. Bincaz, C. Papegay, C. Legiot, S. Nicolosi, P. Artigues, R. Caˆaratti, I. Rousseau, MC. Martin, P. Bretagnolle, L. Vachez, D. Varon, E. Borson.

Groupe minoritaire

Chambéry magazine n°131 : automne 2017

 

Bien des dégâts à mi-mandat !

 

Alors que la Municipalité est aux affaires depuis plus de trois ans, il nous asemblé utile de revenir sur des lignes nettes de distinction et de les porter à votre connaissance dans les paragraphes suivants.

 La concertation - ou plutôt son absence - et le manque de transparence des prises de décisions. Ce fut un cheval de bataille, un leitmotiv,  de cette équipe en 2014 et cela apparait aujourd’hui comme un véritable rendez-vous raté. Jugez-en  vous-même : aucune concertation sur la mise en place du nouveau réseau de bus, du nouveau plan de  circulation et d’une nouvelle politique de stationnement avec ses enjeux tarifaires. Quelle prise  en compte des remarques citoyennes faites depuis pour améliorer le dispositif ou en corriger les  erreurs manifestes, notamment au sujet des liaisons fines dans les quartiers ?

L’atteinte portée à la cohérence urbaine, à la dynamique de notre ville et à sa fonctionnalité  quotidienne. Un  plan de circulation qui favorise l’évitement au détriment de la dynamique, un  réseau de bus qui parait effcace sur les grands axes mais qui est déplorable dans les liaisons  fines des quartiers et qui supprime le caractère essentiel de la centralité de notre ville au sein  même de l’Agglomération par la suppression d’un centre unique d’échange des bus que ne compensent  pas les « vélos bulles » qu’il serait pertinent de remplacer par des voiturettes électriques. Sans oublier, bien sûr, les conséquences sur le commerce - et l’ensemble des activités économiques  - des décisions prises en matière de circulation.

La difficulté de la municipalité, après pourtant trois ans de mandat, à sortir du discours de  revanche, à reconnaitre ce qui fut fait avant elle et à poursuivre l’amélioration  de  la  qualité   de  vie  des habitants. Passer son temps à accuser le passé ne sert à rien et contribue  malheureusement à dégrader l’image de la ville.

La dégradation générale de l’offre publique : le sevrage financier des associations et les  multiples contraintes matérielles qui leur sont maintenant imposées, la remise en cause de la  politique de proximité illustrée par la disparation de deux mairies de quartier et l’incapacité à  dynamiser les conseils de quartier malgré tous les engagements pris… Ajoutons, la multiplication  des ventes du patrimoine des Chambériens considéré comme pléthorique (merci tout de même à celles  et ceux qui depuis des décennies l’ont acquis !), les dysfonctionnements et les conséquences  quotidiennes des modifications vite faites et mal faites des circulations et du réseau de bus, le  transfert du stationnement jusqu’à 30 ans à un délégataire privé qui privera la ville de près de 2  millions d’euros par an, la vente au rabais de la SAIEM à l’agglomération, le transfert  des   pompes  funèbres  municipales à une société d’économie mixte avec un risque déjà avéré  d’augmentations  tarifaires.

La dégradation de notre cadre de vie par d’incompréhensibles abattages passés (place de la gare  défigurée) et programmés (boulevards de la Colonne et du théâtre) d’alignements d’arbres  historiques, une multiplication des stationnements à tort et à travers dans les zones piétonnes, la gabegie d’une borne fermant la perspective de la rue de  Boigne, finalement retirée - mais à quel prix au total ? Tout cela donne l’impression d’une  politique bricolée aux rythmes des aléas et des prises de conscience parfois tardives des mauvais  combats menés par le passé quand l’opposition de l’époque ne voulait pas de la nouvelle gare, d’une  nouvelle piscine à Chambéry, d’un nouvel hôpital en ville…

L’injustice de l’augmentation de la fiscalité dans un contexte de transfert de charges à  l’agglomération et à des délégataires privés avec pour unique finalité une baisse du stock de dette  qui est réel mais qui masque des conséquences fâcheuses pour les Chambériens : une réduction du  patrimoine et une suppression de la souveraineté municipale sur les enjeux stratégiques de maitrise  du foncier (stationnement, vente de bâtiments publics…). C’est finalement une autre forme de dette  qui se construit : une dette morale…

Bref, ce sont bien là des visions très différentes de ce que doit être le travail municipal, le  rôle des élu.e.s au quotidien et dans les politiques de proximité, les méthodes pour aboutir à la  réalisation de projets importants, indispensables pour notre avenir et le bien-être économique,  social et environnemental de notre territoire et plus largement de notre bassin de vie.

B. Laclais, JP. Ruffier, F. Marchand, H. Dupassieux, JB. Cerino, C. Levrot-Virot, G. Fajeau, A. Caprioglio-Hisler, A. Caraco, C. Mourier.