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Lutter contre la pyrale du buis sans insecticide

17/05/2017

Développement durable Environnement

L’an dernier, la pyrale du buis a fait des ravages, à Chambéry comme partout en France.

Des buis majesteux ont été décimés en quelques jours par des chenilles voraces. Et des nuées de papillons blancs ont envahi les terrasses dès la nuit tombée, attirés par la lumière, gâchant les diners à l’extérieur.

Avec les beaux jours, elle revient !

Il faut donc prendre les devants, afin d’empêcher sa prolifération, et la destruction des buis.

La ville de Chambéry a réussi à endiguer la pyrale du buis tout en respectant son engagement « zéro pesticide ». Vous pouvez donc vous aussi vous débarrasser de ces petites bestioles voraces sans produit chimique.

Attention toutefois : pour être efficace et éviter la catastrophe, le traitement doit être prodigué quatre fois par an. Il est malheureusement préférable de supprimer des buis que de ne pas les traiter correctement.

Une bactérie, le bacillus thuringiensis kurstaki, bloque l’intestin de la chenille, qui finit par mourir de faim. Vous pouvez trouver cette matière, dite bio active, sous plusieurs marques différentes. Cette bactérie fonctionne uniquement sur les chenilles.

Une fois les papillons éclos, les pièges à hormones peuvent prendre le relais et éviter la future génération. La phéromone spécifique de la femelle attire le mâle et le piège : l’accouplement et la ponte des œufs sont ainsi évités.

Dans le même temps, un piège empli de papillons permet de programmer le futur traitement au bacillus. Il faut 7 à 8 jours à l’œuf pour se transformer en chenille : un traitement 10 jours après un piège plein a toutes les chances d’être le plus efficace possible.