Budget

Vote du budget 2016

Compte administratif 2015 et budget primitif 2016 ont été présentés lors du Conseil municipal du 21 mars 2016

Consulter le diaporama présenté lors de la séance du conseil municipal

Consulter la note de présentation du compte administratif 2015 et du budget primitif 2016

Consulter le compte administratif 2015

Consulter le budget primitif 2016

Regarder la vidéo du Conseil municipal du 21 mars 2016

Budget 2016 : entretien avec Michel Dantin, maire de Chambéry

Le 5 mai 2016

“Ce budget est pensé en bon père de famille”

Le 21 mars dernier avait lieu l’adoption par le conseil municipal du budget primitif. Rencontre avec Michel Dantin, maire de Chambéry, pour un décryptage de ce budget 2016.

Monsieur le Maire, quelles priorités dessinez-vous à travers ce budget ?

Ce budget 2016 fixe trois grandes priorités. La première est celle consacrée à notre jeunesse. Nous améliorons cette année l’accueil de nos jeunes enfants par un investissement important dans les crèches et dans les écoles. Cet investissement ce sont les travaux que nous réalisons, mais aussi les dépenses d’équipement pour la remise à niveau numérique de nos écoles, pour le matériel que nous achetons pour offrir des temps périscolaires de qualité ou dans l’équipement des salles de classe. L’extrascolaire n’est pas oublié avec la budgétisation d’un poste de coordinateur jeunesse qui voit un agent municipal spécialement dédié à la coordination des actions de la ville et des associations que nous finançons pour que nos jeunes soient mieux soutenus et bien accompagnés dans le développement vers l’âge adulte.

La deuxième priorité est celle de la solidarité que nous devons aux personnes fragilisées. Cette année la ville consacre encore 4 millions d’euros pour financer le centre communal d’action sociale qui intervient auprès des personnes les plus fragilisées et auprès de nos aînés.

La troisième priorité est celle de la sécurité et de la tranquillité publique. Nous avons mené depuis mi 2014 des actions fortes qui donnent des résultats visibles et une baisse de la délinquance. Nous les pérennisons et nous les renforçons. Ce budget a aussi été construit autour de 3 décisions majeures : ne pas augmenter les impôts, ne pas baisser l’enveloppe globale destinée au soutien aux associations, et continuer à investir pour entretenir le patrimoine Chambérien.

Vous vous étiez engagé lors des élections municipales à mettre en place une bonne gestion. Y êtes-vous parvenu avec ce 2ème budget ?

Il est difficile de juger une gestion sur un seul budget. Mais depuis notre arrivée c’est une ligne de conduite que nous nous fixons. Alors oui ce budget est pensé en bon père de famille : il permet de sécuriser l’avenir tout en nourrissant de réelles ambitions pour le futur. Cela commande de penser l’utilité de chaque engagement de l’argent public. Cela motive les efforts que nous demandons aux services municipaux et qu’ils inscrivent concrètement dans la modification de leur quotidien. Il me faut ici les remercier du travail sans précédent qu’ils mènent pour réduire les coûts mais gagner en efficacité.

La réfection des écoles est marquée comme une priorité mais l’on entend des voix dire que la situation n’est pas celle que vous décrivez. Y a-t-il une polémique sur l’état de nos écoles ?

Non il n’y a pas de polémique. Il y a, en effet, quelques-uns qui estiment que nos écoles sont en bon état. J’ai visité les 37 écoles dès la première rentrée scolaire de mon mandat, mais avant cela j’avais déjà beaucoup écouté les parents. Je crois que le constat est incontestable. Donc nous agissons. Cette année, nous consacrons un peu plus d’un million d’euros à la remise en état des écoles chambériennes et l’effort perdurera chaque année.

La fermeture de Pablo Neruda entre-telle dans cette démarche ?

Assurément ! Ce n’est pas une décision budgétaire. Ça n’a pas de sens de dire cela. En fermant cette école nous ne ferons sur les budgets suivants que l’économie des fluides ce n’est pas significatif. Les personnels qui y travaillent ne sont pas attachés à l’école mais au nombre de classes, ils seront donc réaffectés dans d’autres écoles. Nous fermons cette école parce qu’elle accueille de moins en moins d’élèves et sa structure est telle qu’elle ne permettra jamais d’accueillir dans de bonnes conditions les jeunes Chambériens. Dans cette école les classes sont chacune sur deux étages en demi-niveaux. Il y a donc deux petits groupes distincts dont un seul supervisé par la maîtresse. Autre conception absolument folle, les toilettes sont au milieu de l’une de ces pièces avec simplement une demi-cloison pour cacher la vue des sanitaires, pas de plafond. Nous avons entendu des parents nous dire que cette école aurait dû être fermée depuis des années. La ville de Chambéry, en lien étroit avec l’Éducation nationale, dans le respect de ses responsabilités, actera prochainement la décision de sa fermeture. Nous mettrons en contrepartie les budgets nécessaires pour que les écoles qui accueilleront les 39 élèves de Pablo Neruda l’an prochain puissent le faire dans les meilleures conditions et nous améliorons ainsi, non seulement l’accueil des élèves de ces 39 écoliers, mais aussi de ceux des écoles environnantes.

2016 sera aussi l’année de la création d’une brigade de nuit. Des caméras supplémentaires ont été installées. Un centre de supervision urbain est en projet. Une dépense que vous jugez nécessaire ?

Là encore ce sont des engagements de campagne, pour lequel nous avons été élus et que nous mettons en oeuvre. Les Chambériens ont jugé que c’était une dépense nécessaire. Je crois pouvoir dire que l’ensemble des professionnels de la prévention de la délinquance que nous rencontrons très régulièrement se félicitent de ces choix. L’action que nous menons tous ensemble donne de bons résultats sur les chiffres de la délinquance. Notre devoir est de ne pas nous reposer sur nos lauriers et de continuer à améliorer la sécurité et la tranquillité auxquelles ont droit les Chambériens. Je souhaite donc que cette brigade soit opérationnelle pour l’été. Celle-ci devra bien sûr lutter contre la délinquance dans le respect des prérogatives de la police municipale, elle ne sera pas une police nationale bis, mais celle-ci permettra également d’avoir une action sur les troubles à la tranquillité que connaissent bon nombre de Chambériens à cause d’incivilités nocturnes, bruyantes et récurrentes. Et puis en matière d’ordre public c’est la combinaison des actions qui donne des résultats : des caméras en plus, des personnes pour les regarder et des effectifs sur le terrain pour intervenir, le tout en lien avec l’ensemble des acteurs de la prévention de la délinquance… C’est un peu comme une table qui a besoin de ses quatre pieds pour remplir son office !