Une cité pour les arts

Genèse d'un projet architectural

Des équipements inadaptés ou inexistants :

Depuis une vingtaine d’années, l’Ecole Nationale de Musique, de Danse et d’Art Dramatique de Chambéry était installée dans une ancienne école peu adaptée à ses nouvelles fonctions. Quant à l’Ecole municipale d’art, elle n’avait jamais eu de locaux propres.
La construction d’un nouvel équipement devenait indispensable pour favoriser un développement culturel cohérent de la Ville, dans la continuité des équipements déjà réalisés depuis 15 ans par les municipalités successives (Espace Malraux en 1987, Médiathèque Jean-Jacques Rousseau en 1992 ). Après deux ans de concertation, le projet architectural des architectes Yann Keromnès, Aurélio Galfetti, François Cusson et Jean-Luc Dupuis est choisi et le chantier commence en juillet 1999.

Le choix d’un emplacement

Après l'étude de diverses autres propositions, l’emplacement en bordure du jardin du Verney est retenu pour sa facilité d'accès, sa proximité avec les gares SNCF et routière, un stationnement aisé et car sur le plan urbanistique, il est une contribution forte aux équilibres internes du centre ville, en renforçant l'Ouest après que le Carré Curial eut renforcé le Sud.

Par son emplacement, la Cité des arts n'est pas dans le jardin du Verney. Mais, grâce à sa conception (des fenêtres sur toute la hauteur des salles), c'est le jardin du Verney qui est dans la Cité des Arts.

Un pari architectural

Deux volumes distincts mais un seul établissement

La Cité des arts est ainsi constituée de deux bâtiments distincts, l'articulation se faisant au niveau -1.
La vue sur le jardin du Verney et les montagnes est donc préservée grâce à ces deux volumes qui laissent libres les accès à ce "poumon vert".
A noter : les deux bâtiments ne sont pas identiques (la hauteur des étages varie, le rez-de-chaussée du bâtiment Est -partie haute de l'auditorium- est fermé tandis qu’à l’ouest, ce niveau est complètement vitré et ouvert sur le parc, etc.).

Une technique spéciale pour les fondations et un prototype pour la construction

La présence d’une nappe phréatique a rendu indispensable l’utilisation d’une technique spéciale : injection jusqu’à 15 mètres de profondeur, de parois en béton moulées.
Les contraintes de construction n’ont pas permis l’utilisation des techniques de coffrage habituelles : il a fallu utiliser des éléments préfabriqués montés sur place grâce à un système de structure métallique. Ce procédé doit être présenté à un concours d’innovation au sein du groupe constructeur GTM.

Un béton autonettoyant en surface

La Cité des arts est le premier bâtiment en France à utiliser un béton autonettoyant, le TX millenium gris produit par les ciments Calcia. Ce béton renferme du dioxyde de titane qui provoque l’oxydation des agents polluants et empêche la fixation des salissures.
Au total, 400 tonnes ont été nécessaires pour réaliser les 640 poteaux et les 160 linteaux.

Une acoustique remarquable

La recherche d’un grand confort acoustique a été permanente: les salles de musique sont conçues pour éviter la transmission des sons et des vibrations ; les planchers sont posés sur des plots anti-vibratiles ; tout comme les fenêtres, les faux plafonds sont fixés à des suspentes anti-vibratiles ; les cloisons de plaques de plâtre sont désolidarisées d’une salle à l’autre ; des vitrages acoustiques isolent des bruits extérieurs.

Un équipement performant

Au sein d’un bâtiment de 10800 m2, la Cité des arts dispose d’un auditorium de 220 places, d’une salle de musiques actuelles (La Soute, gérée par l’Apejs), d’un espace d’exposition, de 3 studios de danse, une salle pour l’art dramatique, de 2 ateliers pour les arts plastiques, d’une soixantaine de salles de cours dont deux salles pour l’informatique musicale et plusieurs studios de travail pour les élèves, ainsi qu’une médiathèque dotée d’un espace multimédia, en lien avec la médiathèque de la Cité de la musique de Paris.


Le Hall d'exposition


Auditorium (jauge : 220 places)


La Soute (jauge : 200 places debout)