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La Leysse est un torrent de montagne qui prend sa source au col de Plainpalais, à 1 180 m d’altitude dans les Bauges. A Chambéry, elle reçoit en amont, l’Albanne et, en aval, l’Hyères. Longue de 29 km,
la Leysse termine sa course dans le lac du Bourget.
«La Leysse ne cesse d’être ridicule que pour devenir dangereuse». Bien qu’endiguée, couverte en partie et surveillée, la rivière garde son caractère «soupe au lait». De gros orages l’été sur le bassin versant, un redoux brutal l’hiver assorti de pluies torrentielles, des précipitations ininterrompues pendant plusieurs jours et la Leysse peut en quelques heures se gonfler et menacer une partie de la ville, voire l’inonder. 1348, 1551, 1787, 1801, 1808, 1812, 1875, 1910 sont des années de grandes inondations. Les habitants circulent en barque dans les rues. En 1808, le record de 2 m d’eau est atteint en certains points.
Au Moyen âge, les syndics de Chambéry ont pour mission principale de garantir la sécurité des habitants. Ils n’auront de cesse d’entreprendre des travaux pour mettre la ville à l’abri des eaux. Si dès le XIVe siècle, la ville est protégée par le rempart, ce n’est pas le cas pour les faubourgs. C’est au XVIe siècle qu’une digue est aménagée en amont de la ville. Des campagnes successives de travaux sont réalisées entre les XVIe et XIXe siècles. Mais l’inondation de 1875 marque les consciences. Des mesures énergiques sont adoptées :
A la suite de la crue de février 1990, le syndicat intercommunal des cours d’eau du bassin chambérien (SICEC) a entrepris d’importants travaux pour écarter le risque de crue centennale.
Depuis 2008, cette compétence a été reprise par Chambéry métropole, et les études se poursuivent, les prochains travaux prévus, après l’aménagement de la confluence Leysse-Albanne, étant ceux du projet Leysse-Hyères (16.5 M€, enquête publique à l’automne).
Au début du XXe siècle, la destruction de l’Hôtel Dieu en bord de Leysse s’accompagne d’une opération immobilière d’importance. Afin d’augmenter la valeur des terrains à lotir, la municipalité décide de couvrir la Leysse à cet emplacement.
Dans les années 1950, le développement massif de l’automobile et celui des stations de sports d’hiver s’accompagnent d’embouteillages de plus en plus fréquents. Pour écouler les trafics grandissants, la couverture de la Leysse est alors la solution. Entre 1958 et 1972, les travaux sont effectués en plusieurs phases entre la place de la Libération et le pont Gambetta.
La Leysse disparaît alors du paysage chambérien sur près d’un kilomètre.
